jeudi 8 juin 2017

La petite ile de Kastos



Notre départ de Meganissi a été un peu fou ! En remontant l’ancre, le guindeau électrique a disjoncté,  puis le moteur a arrêté de cracher de l’eau (l’eau ne circulait plus à l’intérieur et il allait donc chauffer), du coup on l’a coupé, on a déroulé le génois en catastrophe, on a pris un peu de vitesse puis on s’est mis au près pour hisser la grande voile et là c’était parti pour l’enchainement des virements de bord afin de sortir de notre baie étroite et bordée de cailloux !! Bref un réveil musclé !! Une fois hors de danger, le bateau bien à plat, on a tenté de rallumer le moteur et 2 secondes après l’eau circulait de nouveau !! On en a conclu qu’on était vraiment stressé par notre bon vieux MD17 et du coup, de peur de le casser, on ne lui laissait pas le temps de réagir !

Une fois tout rentré dans l’ordre, c’était parti, cette fois direction Kastos, une petite île encore un peu plus à l’est où il n’y a que 80 habitants pendant l’hiver. On a encore eu le droit à une belle navigation sous le soleil avec bien sûr des petits moments où on ne comprenait plus rien au vent, un catamaran sous spi uniquement, le bateau devant lui réglé pour le près et nous dans une bulle sans vent !!
On s’est mis au mouillage pas très loin de port Kastos, dans une eau transparente, on était 3 bateaux, entourés par la falaise d’un coté, la plage et le chenal qui nous sépare du continent, vue imprenable et beau spot de baignade mais également pas mal pour la pêche aux oursins quand c’est la saison.
Dans le port, l’eau est également transparente, la plupart des occupants des bateaux de charter se baignent.

On s’est fait une belle ballade a travers les cyprès, les oliviers, tout d’abord en longeant la côte puis en traversant la « montagne » pour aller rejoindre l’autre versant, on a croisé quelques chèvres qui se sont vites sauvées en nous voyant. On est rentré au village, un restaurateur faisait sécher des poulpes sur une corde à linge, on s’est installé pour regarder le ballet de tous les bateaux qui s’amarraient dans le port. Sur les quais communaux des villages, les bateaux doivent jeter l’ancre et reculer perpendiculaire au ponton puis tendre 2 aussières entre le bateau et le ponton (côtés droit et gauche du bateau). La difficulté est de savoir à quelle distance du quai on commence à jeter l’ancre pour avoir suffisamment de longueur de chaine pour l’atteindre et réussir à reculer bien droit pour se glisser entre les voiliers à un emplacement libre.  En plus de l’heure à laquelle vous arrivez au port, il y a plus ou moins de bateaux qui essayent de faire la même chose que vous. On a vu un voilier se positionner et reculer pour atteindre le port, sa manœuvre était propre, une fois au quai prêt à passer les aussières, le barreur se rend compte que son collègue à l’avant n’avait pas jeté l’ancre !! On les a entendu s’engueuler puis ils ont recommencé la manœuvre!  Un autre voilier, lui, a bien jeté son ancre et a mis la marche à arrière à fond mais à 15 mètres du quai sa course a été brusquement interrompue car il était arrivé au bout de la chaine ! de notre côté on était détendu, on n’avait pas de manœuvre à faire !

On a beaucoup apprécié cette petite île, c’est tranquille, on ne voit quasiment pas de voiture, on peut se faire de belles ballades à travers les oliviers et profiter d’un paysage toujours aussi joli. On a juste eu un petit souci d’annexe, on l’avait laissée sur la plage pendant une virée à terre et quand nous sommes rentrés, elle était vraiment beaucoup dégonflée! Après recherche, on a découvert que c’était un patch d’une ancienne réparation qui s’était décollé à cause de la chaleur ! Mais pour l’instant avant de pouvoir la réparer, on ne sort jamais sans notre gonfleur, car à chaque voyage, on doit la regonfler, ça fait les bras !!


Notre mouillage


Le port




Le matin au mouillage



Le village





Ça vous dit du poulpe pour le déjeuner!


A la découverte de l'ile









dimanche 4 juin 2017

Deuxième escale grecque : Meganissi


Après quelques jours sur l’ile de Leucade, on a eu envie de partir à la découverte d’une autre île, on a choisi Meganissi, située plus à l’est, notre voisin belge de Malte nous avait conseillé un mouillage sympathique au nord-est de l’île, ormos Abelike.

Départ de Vassiliki sur le coup des 9h avec une petite brise sympathique, on commence au près, puis ça faiblit, on s’éloigne de notre objectif, du coup on vire mais pas de vent sur ce bord, donc on revire!! On patiente et hop le vent revient, ce qui est drôle avec ces îles montagneuses c’est que le vent se comporte de façon parfois étrange, vous pouvez être à 10 mètres d’un autre voilier et ne pas recevoir le vent de la même façon, l’un est au près (le vent arrive par l’avant du bateau) et l’autre au largue (vent à l’arrière)!! Ou alors le pire est d’être dans une bulle sans vent et de voir que le voilier juste devant file à belle allure !! Mais c’est un petit paradis pour la navigation, du vent, une mer plate la plupart du temps car on est protégé entre les îles, effets de site à gogo, on ne s’ennuie pas,  c’est une nav dynamique, on doit toujours régler les voiles, manœuvrer, c’est top. Et on a l’embarras du choix pour les destinations atteignables en quelques heures ou plus selon les envies.

Arrivés au mouillage de Abekis sur Méganissi, on découvre que tous les bateaux sont bien à l’ancre mais en plus ils ont tous une aussière qui les relie à la terre, stupeur et tremblements, rêve-t-on ?!! On regarde mieux, eh non ce n’est pas un mirage, elles sont belles et bien là, on descend relire rapidement le chapitre sur ce mouillage dans notre guide nautique, nous allons avoir le droit de tester pour la première fois la fameuse « long line ashore ». Un peu stressés, on se lance, on prépare une longue aussière, on trouve notre emplacement, on laisse filer l’ancre, on déroule 50 mètres de chaine, belle marche arrière vers la rive. Arrivés à une distance correcte, Nico plonge avec l’aussière et fonce trouver un tronc d’arbre paraissant solide pour y fixer l’extrémité, pendant ce temps, Caro maintient le bateau droit. Une fois bien fixée, le principe est de reprendre le mou de l’aussière sur le bateau et de bien la fixer au taquet mais on a découvert quelques jours plus tard que le mieux était de la mettre au winch, beaucoup plus facile et moins dangereux à manipuler.
Une fois la manœuvre terminée et le stress redescendu, on prend le temps d’observer les suivants, qui ont tous l’air beaucoup plus zen que nous, ils prennent le temps de mettre l’annexe à l’eau pour descendre à terre sans se mouiller fixer l’aussière !!! Mais bon c’était une première pour nous!! Cette technique est adoptée dans les mouillages étroits pour permettre à un plus grand nombre de bateaux de venir y jeter l’ancre, les aussières permettent de maintenir les bateaux droits et ainsi tous les voiliers sont alignés comme dans un port mais sans les pontons !!

Ce mouillage est très sympa, on est entouré par les arbres, on aperçoit quelques maisons, on entend au loin quelques voitures mais c’est très paisible et en plus l’eau invite à la baignade!! Et maintenant après toutes ses émotions, c’est l’heure de l’apéro : olives, feta et vin blanc grec !!!!

Le lendemain, petite baignade pour bien démarrer la journée puis c’est l’heure de se mettre en route pour visiter l’ile! Sur Meganissi, il y a environ 1000 habitants, quelques ports, beaucoup de beaux mouillages, des cyprès, des oliviers et des bougainvilliers à gogo, mais aussi des grottes, dans l’une d’entre elles, la plus célèbre appelée « Papa Nicolis », les grecs y auraient apparemment caché un mini-sous marin pendant la seconde guerre mondiale! On a rencontré un grec qui parlait anglais avec un fort accent espagnol, le même roulage des R !! et Caro s’est laissée embobinée par une tisseuse dans le petit village de Katomeri ! En fin de journée, on a essuyé un beau coup de vent de travers au mouillage et du coup on  a mis une seconde aussière pour être sûrs de ne pas bouger ! Bref encore une belle journée en Grèce !


 Le mouillage 




 
Non ce non sont pas des cordes pour étendre le linge mais les fameuses long line ashore!!

et ça gêne un peu le passage du pêcheur et de son parasol!!


Un graffiti grec


Nico prêt pour la ballade!


Meganissi






La tisseuse


Jour de fête au village


jeudi 1 juin 2017

Ca y est, on est en Grèce, dans les îles ioniennes !!!!!



 On a mis 3 jours depuis la Calabre, avec très peu de vent, on a fait des pointes à 4 nœuds max !! La dernière journée une colombe s’est posée sur le bateau et a fait le reste du voyage avec nous, au début sur le balcon avant puis sur la girouette car elle n’a pas apprécié la vague provoquée par le passage d’un cargo !

On a jeté l’ancre en fin de journée à Vassiliki au sud de l’ile de Leucade et on a retrouvé nos copains de Syracuse, avec qui on a passé une super soirée d’arrivée, on a dégusté  notre première moussaka !!!

Le lendemain, au réveil on découvre qu’Ysé se trouve en plein milieu d’un cours de voile, des cata enroulent l’arrière du bateau suivi par le moniteur sur son zodiac qui siffle ses instructions, l’après-midi c’était au tour des planches à voile et des dériveurs, un beau spectacle car il y avait pas mal de vent.

On s’est baladé dans les rues du village et on a découvert la gentillesse des grecs, tout le monde a envie de papoter, au supermarché, le vendeur nous a même montré ses photos de vacances à Chamonix et dans le val d’Aoste!

Le lendemain, on a loué une voiture tous les 4 et on a sillonné les routes de montagne (le sommet de Leucade, le mont Stavrota, culmine à 1183m, vue imprenable sur la plaine et les iles alentours), on a longé des champs de coquelicots, d’oliviers, on a découvert des parcelles de vignes plus ou moins grandes, plus ou moins bien entretenues, on a vu toutes les petites chapelles le long de la route, on s’est perdu, on a demandé notre chemin dans  de petits villages où les personnes parlaient uniquement grec, heureusement qu’on peut utiliser le langage des mains !! A la recherche d’un resto typique dans les petits villages, on s’est retrouvé dans la cour d’un particulier qui s’est avéré être agent immobilier et nous a raconté l’histoire de son village puis a appelé son voisin qui tient la taverne et n’ouvre normalement qu’à 18h et lui a demandé si ça ne le dérangeait pas de nous accueillir pour le déjeuner!! Incroyable ! Et le monsieur a ouvert direct avec le sourire et cerise sur le gâteau, il parlait italien, on a mangé de délicieuses grillades et en plus ce n’était pas cher !! On a terminé la journée en allant voir les falaises de la côte ouest, falaises blanches qui ont donné son nom à l’île, aux pieds desquelles on trouve des plages de sable fin et une eau d’un bleu électrique magnifique. Bref c’est une île qui mérite qu’on s’y arrête.

Et maintenant les images!!!

Les falaises de Leucade et l'eau turquoise

 

 


Notre compagnon de voyage


Le village de Vassiliki et la baie






En route pour la découverte de l'intérieur de l'ile










Le fameux resto, la taverne de Filippas à Fterno