vendredi 11 août 2017

On a eu envie de visiter Nikopolis, la ville de Niko ?





Non non, un site historique pardis! On a donc quitté Prévéza pour entrer dans le golfe d’Ambracique, où les eaux douces et salées se mélangent et où de nombreux oiseaux migrateurs y passent l’hiver. On y rencontre des dauphins, des tortues et des fermes marines.

On a jeté l’ancre au mouillage d’Ormos Salaoras, à 2km du village de Nikopolis. C’était la première fois qu’on se retrouvait tout seul  devant un mouillage ! On a eu un petit doute, du coup on a vérifié nos cartes, et dans le guide nautique, ça signifiait que le mouillage était autorisé!!  Cette fois-ci pas besoin de se trouver une place au milieu des nombreux bateaux !! Quel luxe !
Et surprise, les copains nous annoncent à la VHF qu’ils viennent d’apercevoir une tortue ! 



C’est la première fois aussi que nous nous retrouvons dans des villages où personne ne parle anglais,  en faisant une balade, on tombe sur un fermier qui arrive avec un visage sérieux vers nous et commence à nous parler pour nous indiquer le bon chemin pour aller voir le monument d’Augustus Octavius, le tout en grec, on comprends la direction à prendre ainsi que le lieu est fermé, après les avis divergent quand à la suite des explications, pour les uns, une clé serait à demander à quelqu’un (sur Ithaque, dans un des villages traversés, si on voulait visiter l’église, il fallait demander la clé au café du coin), pour les autres, le site est tout simplement fermé !! Ahh la magie du langage des mains !! Dans tous les cas, nous l’avons trouvé, il était effectivement fermé et aucun café à l’horizon mais on a trouvé l’entrée des artistes !! Un petit grillage fermé à l’aide de liens, on s’est donc glissé à l’intérieur, on avait le site pour nous !! Mais au bout de quelques minutes, on a aperçu un homme avec une brouette que l’on a pris pour le jardinier, du coup on est ressorti ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là car on est finalement arrivé à l’entrée principale qui cette fois-ci était ouverte car il y avait des fouilles ! Et notre fameux  jardinier faisait partie de l’équipe, on a pu continuer notre visite tranquillement.

L'entrée des artistes avec les petits rubans bleus!!



L’ancienne ville de Nicopolis (ou Nikopolis) est située à 6km au nord de Préveza, c’est le symbole d’une grande victoire militaire romaine, elle a été fondée par Auguste pour commémorer sa victoire navale d’Actium (située à l’embouchure du golfe d’Ambracique) contre  la flotte de Marc-Antoine et Cléopâtre. Son nom signifie « cité de la victoire », elle a connu une belle expansion, jusqu’à 300 000 habitants, et puis elle a été abandonnée au 11ème siècle et désormais on peut y voir les traces de son prestigieux passé : le théâtre antique, les restes des fortifications, des rues pavées, etc, le site s’étend sur env. 13 hectares.




On a également fait des rencontres bien sympathiques dans ce petit coin tranquille.
La petite dame qui paraissait ennuyée quand nous nous sommes installés à la terrasse de son bar, puis a commencé à sourire quand nous l’avons remercié en grec. On y est retourné le lendemain et là elle est venue nous accueillir avec un grand sourire qui s’est encore élargi quand on a réussi à répondre à sa question en grec, et quand nous sommes allés lui dire au revoir, elle nous a carrément pris dans ses bras !
La restauratrice qui s’occupe de sa famille et de ses clients de la même façon, on s’est vraiment senti comme à la maison, on a passé 2 soirées chez elle, et à chaque fois on s’est régalé et on a revu le même groupe de personnes, Yani, son époux, qui aide au service et se fait parfois réprimander ! le pope qui vient prendre son petit verre du soir, un couple d’amis, la belle fille et ses enfants et tous s’attablent autour de la même table pour se raconter les nouvelles du jours, ils nous ont intégrés à leur conversation et on a même eu le droit à la distribution des concombres du jardin de Dimitri !! Délicieux !
Le monsieur qui, ayant vu nos bateaux au mouillage, vient à notre rencontre dans la rue et se présente comme étant notre voisin et nous offre une bouteille d’eau potable. Il nous apprend que l’année dernière à la même époque, il y avait également 2 voiliers mais sinon pendant l’été il n’y a jamais personne.
On a tout de même un peu dérangé le voisinage avec nos allers et venues, tous les chiens aboyaient sur notre passage, et ils savent se faire entendre!!

Grâce à cette escale, on a fait de grands progrès en grec ! 

Après Nicopolis, nous sommes allés à Koronisia, un peu plus au centre du Golfe, mouillage tranquille, c'est le coin des flamands roses et des pélicans. On y a dégusté notre diner le plus économique pris au resto du port. Le lendemain, en se promenant on a dérangé cette fois-ci un nudiste, qui en nous voyant arriver, s'est dépêché d'enfiler son bermudas et quand nous sommes passés à sa hauteur, il nous a offert des prunes!! sympa!


Le golfe du côté de Koronisa







Le golfe côté Nicopolis












Quelques habitants du golfe





Le berger, son troupeau et les 2 retardataires!




Rencontres insolites




Un petit bain?


Notre bar!


Les chapelles







Le mouillage, le plus dur : trouver la sortie de la plage!!






dimanche 18 juin 2017

En route pour le nord !!



Départ dimanche matin de notre mouillage idyllique, direction le nord, on souhaite se rendre à Préveza en passant par le canal de Leucade, distance en route directe environ 38 miles, on le fera en 2 étapes pour mieux profiter des paysages.

Ce soir, on aimerait mouiller au sud de l’île de Skorpios, île qui appartenait au milliardaire grec Onassis, elle doit son nom à sa forme qui ressemble à celle d’un scorpion. Le nouveau propriétaire, encore un milliardaire mais cette fois-ci russe, l’a achetée pour 100 millions d’euros, une broutille! Et l’aurait fait bénir par un prêtre orthodoxe pour être sûr d’y être heureux ! Mais en arrivant, nous nous apercevons que nous ne pourrons pas y passer la nuit, le mouillage est désormais interdit autour, de grands panneaux nous l’indiquent, dommage on ne pourra pas se promener sur l’île où Jackie Kennedy épousa Aristote Onassis!

On continue donc notre route, heureusement le vent est avec nous et nous pousse vers le nord, on passe près de la baie tranquille de Nydri et on poursuit le long de la côte est de Leucade, l’idée est d’aller jusqu’à l’entrée du canal. Dans l’heure suivante, on voit apparaître des nuages menaçants sur le continent, aie aie !! Il doit nous rester 2 miles avant d’arriver au mouillage quand retentit un beau coup de tonnerre, juste après l‘éclair, et ça s’enchaine, on est en plein milieu de l’orage, youpi ! La pluie s’abat sur nous et bientôt arrive la grêle, de belles billes bien blanches bien dures qui nous fouettent !! On essaye de se protéger de ses assauts mais pas facile, et puis d’un seul coup la visibilité chute à 10mètres autour du bateau alors qu’on entre dans la zone de mouillage et pour ajouter un peu de piquant, la sonde nous lâche (elle nous permet de connaître la profondeur sous le bateau) !! On jette l’ancre toujours sous la pluie et la grêle. On essaye de prendre des repères à terre. Une fois à peu près sûrs de notre mouillage, on file à l’intérieur, on est trempé jusqu’aux os enfin jusqu’au caleçon et petite culotte !! ça n’aura duré que 30 minutes, mais c’était efficace comme douche !! Ce soir pour se réchauffer ce sera risotto aux épinards ! On l’a bien mérité !

Le lendemain, départ pour la remontée du canal qui sépare l’île de Leucade du continent. Le canal actuel a été construit au début du 20ème siècle par le gouvernement grec, mais le premier canal avait été creusé par les corinthiens autour du 7ème siècle avant JC puis par Auguste pendant l’occupation romaine.  En empruntant le canal, on peut  voir des restes de l’ancien canal. On parcourt 4 miles au moteur avant d’atteindre le pont qui s’ouvre  toutes les heures à heure pile de 8h à 22h. Le pont pivote et laisse le passage aux bateaux, on peut se croiser, comme sur la route, on navigue à droite. On sera le dernier bateau à passer, le pont se referme à la joie des automobilistes qui vont pouvoir reprendre leur route ! On passe devant une tour datant de l’époque les vénitiens et hop on est dans la mer ionienne, c’est reparti, on hisse les voiles et au près on rejoint Préveza, on se pose au mouillage devant les ports à sec. L’idée est d’aller faire le tour des chantiers , pour nous connaître le coût d’un hivernage et pour nos copains, l’objectif est de trouver un nouveau sondeur.

Une fois nos enquêtes respectives menées, on change de mouillage et on se met côté Préveza, plus pratique pour se balader en ville et faire l’approvisionnement, en plus le mouillage est plus protégé. Car ici tous les après-midi, le vent du nord-ouest se lève, et les rafales peuvent atteindre les 25 nœuds puis ça se calme vers 19h-20h quand on a de la chance !

A Prévéza, Nico a inauguré une nouvelle coutume, on l’appelera le kenavo !! Le principe, quand nous voyons un bateau arborant les pavillons français et breton, on s’approche avec l’annexe et Nico salue les occupants en lançant un joyeux « kenavo » suivi d’un « nous aussi nous sommes bretons » avec son accent italien!! C’est très sympa, on a ainsi rencontré des paimpolais et des habitants de la presqu’île de Crozon, on a même été  invité pour un apéro avec en prime des chants bretons accompagnés à l’accordéon par le capitaine!

  
Nos copains sur leur voilier Sauvage le long de la côte d'Ithaque
 

Pour avoir une idée de l'averse de grêle, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

https://www.facebook.com/sailingthewords/videos/1525153520864649/ 
ce sont nos copains déjà au mouillage qui l'ont tourné, bien au sec!!

Dans le canal







 Le mouillage en face de Preveza le long des ports à sec, grand rendez-vous des pêcheurs en fin de journée








Dans les rues de Préveza, c'est très coloré










le bar local


 
Le petit port de pêche